Facebook : rassurer les annonceurs, inquiéter les utilisateurs

Facebook et l’avènement de la bulle 2.0 sous une ère de f-commerce promis lors de son entrée en bourse par les spécialistes restent toujours lointains. Alors, il faut faire rentrer l’argent dans les caisses à travers des  publicités diffusées sur le site.  Facebook  a publié une étude, dans l’optique de rassurer les annonceurs quant à l’efficacité des publicités diffusées sur son site.

L’agence Reuters rapporte lundi matin quelques détails concernant la plus récente tentative à travers les résultats de cette étude dont la méthodologie a de quoi inquiéter les consommateurs.

Une partie du problème de Facebook, comme de plusieurs autres sites d’ailleurs, est l’attention que portent les annonceurs au taux de clics sur leurs publicités. L’entreprise estime que cette attention est disproportionnée et elle n’a probablement pas tort.

Ce n’est pas parce qu’on ne clique pas sur une publicité en ligne qu’elle n’a pas atteint son objectif. Après tout, on ne peut pas non plus cliquer sur la publicité à la télé, à la radio, dans les journaux ou sur les panneaux et ça ne l’empêche pas d’être efficace. Son message peut néanmoins nous rester en tête.

L’ennui, évidemment, c’est que c’est beaucoup plus difficile de démontrer qu’un client a acheté le produit d’un annonceur en magasin à cause d’une publicité vue sur Facebook que lorsque ce même client clique sur une publicité, se retrouve sur la boutique en ligne de l’annonceur et procède à un achat immédiatement. Pour un annonceur, c’est le cas rêvé. Mais dans la réalité, c’est plutôt l’exception.

Sauf que les annonceurs, ou plus précisément leurs agences, aiment bien avoir des données « mesurées » qui leur permettent de justifier tel ou tel investissement. La méthodologie derrière ces données est souvent approximative, mais à défaut de mieux, on s’y accroche comme à des dogmes. Facebook devait donc trouver une façon de lier les achats en magasins à l’affichage de publicités sur son site.

Apparemment ce qu’elle a réussi à faire, avec la complicité d’une firme de recherche de données, Datalogix. Celle-ci aurait réussi à croiser des données de transactions en magasins obtenues auprès des commerçants et des informations sur les publicités auxquelles chaque utilisateur de Facebook a été exposé. Au-delà de l’étonnante complexité apparente d’un tel processus, il soulève une question éminemment inquiétante : en est-on vraiment rendus au point où on laisse suffisamment d’informations personnelles chez un commerçant, d’un côté, et chez Facebook, de l’autre, pour qu’on puisse ensuite croiser ces données de façon fiable et efficace?

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