Et l’Afrique se contentât de supporter dans son mondial !

La coupe du monde de football qui s’est déroulée en terre sud africaine se voulait être au départ une opportunité de responsabilités sportives de premier ordre pour les équipes nationales africaines participantes. On osait croire à l’étoile du berceau de l’humanité et que nos ambassadeurs feront forte impression. Le rêve de tout un continent qui entendait se faire valoir sur le plan mondial au niveau du football et l’espoir d’un continent qui entendait laver ce qu’il considère comme injustices à lui faites dans les éditions précédentes n’en furent que mirage !

Nous avions l’occasion de nous hisser au plus haut niveau, oubliant les titres de figurants pour une fois que la chose se passait chez nous ! On pensait aux stars africaines qui font rêver dans les championnats européens : Eto’o, Drogba, Essien et les autres. On pensait aux talents ivoiriens, aux courageux camerounais, entre autres. Mais hélas, espoirs conçus, espoirs déçus, on est passé vite à la trappe.

Le continent africain était pris d’un fol espoir au moment d’accueillir pour la première fois de son histoire une coupe du monde sur son territoire. On se disait : « c’est un signe, peut-être un pays africain va-t-il devenir champion du monde ! » Le rêve n’aura duré que deux petites semaines. Triste bilan à la fin du premier tour. 5 équipes sur 6 africaines sont éliminées : Cameroun, Nigéria, Algérie, Afrique du Sud, Côte d’Ivoire ! Seul le Ghana a pu tirer son épingle du jeu et porta seul sur ses frêles épaules, la liesse de milliers d’africains jusqu’en quart e finale. Leçon: « une Afrique ambivalente tantôt gratifiante, tantôt frustrante »

C’est frustrant mais retenons l’essentiel, une coupe du monde, c’est le football, sport le plus populaire de la planète, un idéal de nation, une ambition nationale, des moments d’émotions fortes, de la joie et d’échanges interculturels.

C’est vexant mais c’est ça aussi le football. Il reste pour l’Afrique de travailler à mieux se positionner pour les échéances futures et qui sait, dans quelques années, une équipe reviendra avec la coupe en Afrique. Pour peu que de façon globale et singulière, les dirigeants du football aux niveaux national et continental prennent des options sérieuses pour des équipes professionnelles, plus disciplinées et rigoureuses. Car aucune victoire ne s’obtient dans l’indiscipline, l’amateurisme et l’improvisation. L’échec du continent dans son mondial est imputable à ces facteurs.

Il faudrait vite en finir avec les analyses misérabilistes et condescendantes sur le foot africain. Il faut arrêter de se trouver des excuses après chaque échec. Le foot africain vaut certainement mieux que ce qu’il offre actuellement, mais sans un travail de fond, les choses n’évolueront jamais.

De façon plus générale, l’image du football continental est superposable aux réalités socio-économiques et politiques de nos pays. Les mêmes méthodes de gouvernance et de gestion qui sont à la base de l’échec économique et politique sont celles aussi qui conduisent aux mauvais résultats sportifs, ceux de la présente coupe du monde en particulier. Il n’ya qu’à voir l’exemple du Ghana!

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s