NELSON MANDELA : Ce vieillard qui doit nous inspirer.

« Un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle » dit le proverbe. Le vieillard dont nous parlons, n’est pas mort et s’il était seulement éternel ? Sur  son visage existe toujours de la fraicheur, de la jeunesse, voire même de féminité. Tout cela se mêle avec beaucoup d’élégance, à une force de caractère et une grande détermination. L’ensemble nous donne une légende vivante. Son nom évoque presque la totalité et la hauteur de la dignité de la personne humaine : NELSON MANDELA. Celui dont l’Afrique du Sud et l’ensemble des Africains ont célébré, le jeudi 11 février 2010, le 20e anniversaire de sa libération. Le 11 février 1990, après 27 ans, 6 mois et 6 jours de détention, Nelson Mandela franchissait la barrière de la prison Victor Vorster, de Paarl, près du Cap, prêt à goûter au plaisir de la liberté. Ses pas, tout comme l’ont été ceux de l’homme sur la lune, marqueront un tournant dans l’histoire de l’Afrique du Sud : l’ère de la démocratie, de l’égalité des races et des hommes, celle de la dignité et du respect mutuelle. 20 ans après, Nelson est un personnage. Il  » est entré dans la toponymie internationale. On ne compte plus les places, squares, ponts, collèges ou rues Mandela. En Afrique du Sud et même au-delà, les entreprises « Madhiba » foisonnent
Cette ferveur pour Mandela remet à jour, la question des valeurs que dans nos pays, en Afrique et dans le monde, les uns et les autres défendent et doivent défendre pour un mieux être global. La non violence, le respect de la dignité de la personne, l’humanisme, le respect des peuples, la démocratie, le bonheur pour tous, la lutte pour un monde meilleur, Nelson nous en apprend tellement.
Le lourd héritage de l’homme, aussi bien dans son pays que dans le reste du monde, notamment, dans notre chère Afrique, berceau de l’humanité et heureuse d’avoir un fils aussi digne et qui, certainement convainc le Tout Puissant, qu’il n’a pas eu tort d’avoir créé l’Homme, entendu dans le sens large et global s’en vient. Et mine de rien, Madiba a su illuminer une Afrique dont les fils sont confrontés à des pires punitions qui puissent exister : pauvreté endémique, misère, maladie, dictature, conflits armés, crise de morale et de conscience humaine.
Malheureusement, ces situations peu enviables sont pour beaucoup le fait des fils de ce continent et qui en sont donc  en grande partie responsables. Nous parlons particulièrement de ceux là qui devraient impulser la dynamique de développement et de progrès, en un mot, ceux là qui dirigent nos nations avec la bénédiction de tous ceux pour qui, ils ont le pouvoir d’Etat, ceux dont ils décident de la vie. Dans tous les cas, chacun de nous  doit reconsidérer son point de vue et l’examiner plus à fond, de sorte à ce que l’on dispose d’un système de valeurs, qu’elles soient personnelles, politiques, sociales, républicaines et autres, plus utiles à nos sociétés. Tout simplement, Nelson Mandela doit nous inspirer, quel que soit notre statut social. Et pour tous ces peuples, épris de liberté et de valeurs démocratiques, je redis à tout instant ce poème qu’il a lui-même clamé lors de son investiture à la Présidence de la République d’Afrique du Sud en 1994 :  » Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur. Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au delà de toute limite. C’est notre propre lumière – et non pas notre obscurité – qui nous effraie le plus. Nous nous posons la question : Qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux et merveilleux ? En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ? Vous êtes un enfant de Dieu ! Vous restreindre, vivre petit ne rend pas service au monde. L’illumination n’est pas de vous rétrécir pour éviter d’insécuriser les autres. Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous. Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus ; elle est en chacun de nous et, au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même. En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres. »

Nelson Mandela, au-delà de l’amour porté aux autres, est simplement un être exceptionnel qui a su faire passer les intérêts d’une nation aux siens. Qui a fait du pardon son paradigme sociétal. Un exemple dans ce monde globalisé où la haine est un modèle de fonctionnement. Un monde où, le pardon n’est que de façade. Mandela n’a pas privilégié les noirs au détriment des blancs comme certains auraient pu faire pour se venger de toutes les exactions, c’est peu dire, que les autochtones de ce pays riche ont subi durant de nombreuses années. Comme le disait François de la Rochefoucauld, « on pardonne tant que l’on aime ». Hélas, la plupart de gens qui se revendiquent humanistes font de la rancœur, leur mode de fonctionnement et, en tant que croqueurs de diamant, exigent ad vitam aeternam qu’ils soient rétribués.

Cet homme, de part sa grandeur, sa noblesse, son don de soi, m’amène à toujours me posé des questions.

Défini comme un « animal doué de raison », l’homme serait-il bon par nature comme le prétendent certains philosophes, ou tout au moins est-il en mesure de répandre le bien autour de lui. Tout individu est-il en mesure de devenir un grand homme ?

Et dire que cet homme dont on célèbre vient de notre chère Afrique, un continent tant décrié et dénié !

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