Le gouvernement rencontre les parents d’étudiants

Quatre ministres ont rencontré hier mardi 23 juin 2009, l’Union Nationale des Associations de Parents d’élèves du Secondaire et du Supérieur (UNAPES-B). Raison: expliquer les tenants et les aboutissants de la crise universitaire.

UNEimg-3Cette rencontre initiée par le gouvernement avait pour objectif de rendre compte aux parents d’étudiants, à travers l’UNAPES-B, de l’état des négociations avec le Syndicat national des enseignants-chercheurs (SYNADEC) dont les membres sont en arrêt illimité de travail depuis le 8 avril 2009.

Face au bureau national de l’Union nationale des associations de parents d’élèves du secondaire et du supérieur, les ministres ont présenté, dans les détails, l’historique de la crise à l’Université de Ouagadougou, depuis le dépôt, le 17 septembre 2008, de la plate-forme revendicative initiale du SYNADEC. Depuis lors, expliquent-t-ils, beaucoup de rencontres se sont tenues entre le gouvernement et le syndicat d’enseignants, ce qui a abouti à la satisfaction du principal point des revendications initiales, à savoir la dette sociale (retard dans le paiement des copies supplémentaires). Après l’épongement intégrale de cette dette (qui aurait d’ailleurs été majorée pour atteindre un montant global de plus d’un milliard 300 millions de F CFA, le SYNADEC, toujours selon les ministres, aurait réactualisé sa plate-forme revendicative, élargie de nouveaux points que sont, entre autres, la révision de la grille salariale, la revalorisation du personnel ATOS (agents techniques, ouvriers et de soutien), l’avancée de l’âge de départ à la retraite, etc. et dont la satisfaction a été exigée « ici et maintenant » pour reprendre les termes du syndicat. La plate-forme qualifiée d’ »évolutive » par les ministres aurait par la suite pris en compte d’autres nouvelles revendications telles que l’élection (au lieu de la nomination) du président de l’Université, et l’institution de la formation continue. Les ministres qui se sont efforcés de convaincre les parents d’étudiants de ce que le gouvernement a fait d’énormes sacrifices pour satisfaire l’écrasante majorité de ces revendications (17 sur 20) ont indiqué qu’il faut pour le gouvernement, un cadre légal pour l’examen des points en cours de négociation. D’où la nécessité d’un statut particulier de l’enseignant-chercheur. « Il nous faut sortir l’enseignant-chercheur du statut de droit commun de la Fonction publique et nous comptons proposer à cet effet, un projet de loi qui va être déposé à l’Assemblée nationale au plus tard en mars 2010, à l’ouverture de la toute prochaine session de loi », se sont justifiés les ministres. Ils ont terminé la défense du gouvernement burkinabè en fécilitant les enseignants qui ont accepté reprendre les cours et en invitant ceux toujours en grève, à lever le pied sur l’année universitaire en péril.


« L’année ne sera ni blanche, ni invalidée »

Cette assurance a été donnée par le ministre Soungalo Ouattara porte parole des 4 ministres. « Nous avons pris des dispositions pour que les modules déjà dispensés soient validés », s’explique-t-il pour rassurer les parents d’étudiants du fait que l’année universitaire en cours ne pourrait être ni blanche, ni invalidée. « Si le SYNADEC met de l’eau dans son vin et reprend le travail, renchérit son homologue Justin Koutaba, un réaménagement du calendrier académique est possible pour tenir les examens et boucler l’année ». En tout état de cause, poursuit-il, le système est tel que l’on ne peut plus redouter une année blanche ou invalidée. « On aura peut-être du mal à maîtriser un calendrier universitaire normal, on aura peut-être du mal à dire quand commence une année académique et quand elle finit, mais nous n’aurons plus à reprendre une année totalement perdue », a rassuré le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi.

Personnellement je n’arrive pas à comprendre ce que le gouvernement nourrit derrière cette rencontre, mais gageons que celle ci puisse faire avancer les choses!

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Une réponse à “Le gouvernement rencontre les parents d’étudiants

  1. je suis Ramde Marcel;e

    je souhaite que le Gouvernement résolve le problème de nos profs au lieu de faire le dilatoire.

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